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Pour faire face aux défis du changement climatique les pays en développement peuvent compter sur l’appui des pays riches à travers la mise en œuvre du Fond vert climat (Fvc). Toutefois l’accès au Fond nécessite une certaine maitrise du processus de financement. Pour permettre aux parties prenantes d’en bénéficier le Sénégal a procédé ce lundi au lancement officiel du programme de préparation au Fonds vert

Le Sénégal a procédé hier au lancement officiel du programme de préparation au Fonds vert climat afin de permettre aux parties prenantes de mieux maitriser les processus de demandes de financements. Ce Fonds est un mécanisme financier mis en place par la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (Ccnucc) pour accompagner l’Accord de Paris visant à financer la transition des pays en développement

Le Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye a rappelé que «l’accès aux financements du Fonds vert constitue un levier pour accroître encore l’impact des actions des pays développés dans les pays en développement et soutenir l’implication du secteur privé dans l’émergence de modèles de développement plus résilients aux effets du changement climatique ».

D’après elle, à l’heure actuelle, le Fvc n’est capitalisé qu’à hauteur de 10,1 milliards de dollars pour la période 2015-2018, avec seulement 2,2 milliards de dollars engagés entre 2015 et 2017 pour l’exécution de 43 projets.

Seulement, souligne la Secrétaire général «Au regard des objectifs à atteindre à travers la mise en œuvre de ce fonds, à savoir accompagner la mise en œuvre des contributions nationales et le changement d’échelles des projets et programmes dans le cadre des changements climatiques, une revisite des procédures nationales d’élaboration et d’exécution des projets environnementaux s’imposent. Pour cela, un accompagnement des unités nationales dédiées, est requis». Et d’ajouter : «Il est donc nécessaire que ces pays soient appuyés davantage pour renforcer leurs capacités à faire des produits de qualité, à accéder et à utiliser les ressources du fonds afin d’élaborer des projets éligibles qui répondent aux critères et normes fiduciaires du fonds Vert Climat et participent à un impact effectif sur la lutte nationale contre les changements climatiques».

Quant au Vice-président du Comité national sur les changements climatiques du (Comnac), M.Dièye, il a déclaré que le programme du Fvc vise en effet à renforcer l’appropriation par le pays et l’engagement du pays dans le processus global de lutte contre les changements climatiques, reconnu comme un des défis majeur de ce siècle. Il renseigne que «le Sénégal a soumis son programme readiness et obtenu une première subvention pour sa mise en œuvre. Ce premier programme porte sur deux composantes majeures à savoir : le renforcement des capacités de l’Autorité Nationale Désignée (And) afin de lui permettre d’assumer ses fonctions et à organiser les interactions entre les pays et le FVC sur la base du programme pays ; l’élaboration d’un cadre stratégique d’interactions entre le pays et le Fvc sur la base de la contribution déterminée nationale, des priorités d’investissement définies dans les stratégies et politiques communautaires et nationales entre autres».

Source: MEDIAPOST

Paule Kadja TRAORE, mediaspost.com